C'est une série qui met du baume au coeur, qui redonne du courage, de la foi, qui nous fait rire, qui met des étoiles dans nos yeux à travers ces costumes et ces décors des années 50/60.
Ici, on entre dans la vie de Midge, jeune femme au foyer, mariée, deux enfants. Son mari, Joël Maisel, dirige une grande entreprise... ou devrais-je dire, à repris le flambeau de l'entreprise de son Popa... Joël rêve de devenir un grand "Stand-uper" et se produit donc chaque soir, au Gazlight, un bar de scène ouverte, situé "aux village", dans les quartiers "crasseux" de New York.
Un jour Joël foire son numéro. Son égo en prend un coup. Il décide de quitter Midge.
Ce soir là, elle monte sur scène, par mégarde, et se révèle. Son humour est spontané, singulier et épique. Elle se fait repérer par Susie Myerson, qui veut l'enrôler dans le monde du stand-up.
Midge racontant sa rupture, hilarante.
Le stand-up pour une femme dans les années 60 ????
Cette série vient pointer du doigt les schémas de pensée bien enracinés par la société de l'époque. Ce qui est fou, c'est de voir à quel point tous ces schémas peuvent encore, parfois, se révéler d'actualité.
Midge vient se défaire de la route toute tracée que ses parents, la société, l'avait prédestiné. Elle trace son propre chemin, s'émancipe et pousse les autres, sans le vouloir, dans leur retranchement, dans des reflexions nouvelles, des pétages de plomb très drôle parfois ! A son insu !
Les parents de Midge, des personnages extravagants, dans lesquels on peut retrouver des personnes que l'on connait aussi!
😂
La série met l'accent sur les relations familiales, pour chacun des personnages. On voit ce que les actions des parents (ou au contraire, l'absence de ceux-ci), provoquent chez l'autre, dans son évolution personnelle, professionnelle, sentimentale...et comment ces personnages se dépatouillent avec tout ça.
Rassurez-vous, tout ceci est traité sur le ton de l'humour. Tout à l'image du stand-up d'ailleurs.
Ce qui est plaisant chez Midge Maisel, c'est son personnage de féministe anti-conformiste. Elle décrit des situations quotidiennes qui ne collent pas avec ses envies, ses désirs, ce fameux carcan emprisonnant. Elle raconte sa condition en tant que femme, elle questionne son public là dessus pour avoir des réponses.
On pourrait se dire : " ouais c'est une féministe quoi... "
Une féministe pas conformiste : Midge, adore être toujours très très bien apprêtée, elle aime le vernis à ongle, le rouge à lèvres, les chaussures à talon, les beaux vêtements, la déco, les concours de miss Catskills, et en même temps, elle peut tout envoyer valdinguer avec des punchlines qui claquent.
Je trouvais ça super plaisant de voir un personnage dans toute son essence féminine, avec un tel bagout. Ça lui donne une réelle force. Force d'action, de positionnement, d'avancée sur son chemin quoiqu'il arrive.
Et ce qui est super chouette, c'est de voir également son opposé féminin à travers le personnage de Susie Myerson: Femme combative, masculine, dans sa façon de se vêtir, de parler, de se déplacer, un peu amoché par la vie, mais qui y a puisé sa force.
Son personnage est une clé dans la série.
Deux portraits de femmes complètement différentes, qui créer une relation complémentaire, authentique et enrichissante.
Allé, je m'arrête là pour aujourd'hui et vous laisse découvrir par vous-même cette série, qui fait vraiment du bien par les temps qui courent.
Couleurs, magie, drôlerie vous attendent !
Il y a deux hiver cela m'a vraiment mis du baume au coeur et je me suis sentie dorlotée en découvrant ça.
( je vous laisse une tite bande annonce pour vous faire une idée 😉)
"Chez nous, il y a trop de bitume pour que l'on soit de vrais campagnard, mais aussi trop de verdure pour qu'on soit de vraies cailleras."
Sur les conseils d'une amie, je me suis mise à lire ce roman. Je n'ai pas été déçue du tout !! Et cela m'a mis du baume au coeur de lire notre région ainsi que cette sorte d'ambivalence latente qui surplombe le coin.
Dans Fief, David Lopez nous plonge dans la vie de Jonas, et ses acolytes.Au coeur d'une jeunesse qui semble tourner en rond, entre pétards, grosse glande, jeu de cartes, espoirs de pécho... puis pétard, grosse glande, jeu de cartes, espoir de pécho...C'est un peu les "400 coups", disons...du coin...sud seine et marne : ici, pas de braquage ou de gros dealeurs, juste des gars, conscient de leurs travers parfois, de leur statut social, de leur mise en retrait, de cette energie molle et stagnante posée là par la région, à cheval entre la campagne et la ville... En lisant ce livre, j'avais réellement l'impression de passer du temps avec eux, comme si, moi aussi, je faisais partie de la bande...lorsqu'ils se retrouvent tous ensembles à jouer aux cartes, ou faire des dictées, pour passer le temps. Le moment de cette fameuse dictée, un des passages les plus drôles du livre, pour moi, tant il y avait de conscience en tout genre à cet instant. Je n'en dirai pas plus, je ne voudrais pas gâcher vôtre plaisir... Lorsque je lisais Fief, je vivais des moments agités au travail, et ça m'apportais une bulle d'oxygène, ou je pouvais m'évader, rire, passer du temps avec ces types, histoire d'oublier l'angoisse qui m'assaillait au travail.Je travaillais en milieu scolaire, au lycée, et cela m'apparaissait d'autant plus drôle que j'y voyais un lien tellement énorme, entre ce qui se jouait au lycée, et la vie de ses mecs... Je me disais que ce serait peut-être bien, si les lycéens pouvaient lire ce livre 😎 car finalement, ils pourraient se retrouver dans certains personnages, ou dans leurs occupations, dans leur ennui. Et finalement, peut-être qu'ils y trouveraient de la distractions à lire, à se lire en parallèle. La lecture leur apparaîtrait peut-être moins chiante que de lire du Flaubert ou Zola (j'ai rien contre eux, rassurez-vous 😜). Rien leur nom les effraie. David Lopez a écrit ce livre sous une forme à la fois de parlé, et de descriptions sensitives plutôt détaillée, dans lesquelles il est agréable de se laisser couler, avec une ponctuation peu commune parfois. Cela fait le charme de ce livre, où l'on se fait bercer en fonction de ce qui se passe dans la vie de Jonas, et dans son cerveau...
En bref, ce livre est une balade au côté de Jonas, qui nous décrit, et nous montre, ce que peut être la vie à mi chemin entre ville et campagne, dans le sud seine et marne... Comme une sorte de zone grise.
Oui, on pourrait dire que les personnages sont stéréotypés et que ce film n'est qu'une histoire d'amour comme on peut le voir dans les comédies romantiques avec leur happy end etc etc...
Et bien je ne suis pas tout à fait d'accord.
Ce film nous parle de la façon dont chacun, va s'émanciper, à sa façon, il nous plonge dans de superbes paysages, une esthétique faite de jolis plans, de lenteur, et de belles couleurs, comme si chaque scènes étaient un véritable petit tableau, une éloge de la lenteur et de l'ennui (ça va plutôt bien avec le confinement ça didonc ! ).
Ce film, c'est également des personnages masculins exposés dans toute leur sensibilité, leur féminité?
Perdrix, c'est aussi, une ambianced'humour en décalage. Je dis bien humour en décalage et non humour décalé, qui à mon sens n'est pas la même chose. C'est également une superbe bande son, tellement raccord.
Ici, l'humour y est exposé comme un écho, subtil. Un peu comme lorsque nous sommes témoins d'une situation qui nous fait rire intérieurement mais que personne ne comprendrais si l'on devait la raconter (dans la vraie vie). J'espère que mon propos est clair au sujet du "décalé" ?
Il y a des scènes qui sont de véritables petits bijoux, dont une de mes préférées : la scène où l'équipe de police est autour d'une table à faire la " psychanalyse " du capitaine, sans complexe aucun, ils débattent, parlent émotions, sensibilité. Cela fait un très drôle d'effet ! J'adore !
Les personnages masculins, contrairement à ceux que l'on peut voir dans la plupart des films, me semblent déconstruits ici. Des flics, qui comblent l'ennui, cherchent un sens, s'assume en tant qu'homo et accepté de tous (ça fait du bien), se questionnent, sont à côté de leurs pompes aussi pour certains.
La famille Perdrix, jouée par : Fanny Ardent, Nicolas Maury, PatienceMunchenbach et Swann Arlaud.
En dehors des hommes, il y a ces personnages féminins, dont le personnage principal : Juliette Webb.
Juliette Webb, (jouée par Maud Wyler) c'est cette femme intrigante, sans attache, en plein envol, tel justement, un oiseau migrateur. Elle pourrait clairement entrer dans le stéréotype de la femme artiste, aventurière en quête de liberté, seulement, le fait est, qu'elle assume pleinement ce rôle dans le film ! Le stéréotype semble donc s'annuler... Il arrive parfois qu'elle veuille s'encroûter elle-même dans son propre stéréotype, mais finalement, la relation qu'elle entretient avec ce capitaine de campagne va la faire sortir de son rôle, de sa zone de confort. J'ai trouvé ça plutôt chouette de voir quelqu'un, qui ne fait que fuir, par peur de l'enracinement, quel qu'il soit, pour finalement s'émanciper en s'engageant, en se posant enfin. Quel courage Juliette !
Bon je vous laisse une petite bande annonce histoire de vous faire votre propre idée et ne point trop en raconter...
Je sais que certains n'aimeront pas du tout, et bah tant mieux ! Il y aura échanges de points de vue dans ce cas, c'est parfait 😉
Bon, je vous donne quand même un petit truc que je n'ai pas trop aimé dans ce film allé !
C'est le texte de Swann Arlaud sur la fin du film lors de la scène de vélo/voiture. J'ai trouvé ça pathos et pas naturel... mais bon... après le film reprend son cours normal donc tout va bien !